Les articles de 2023

Les articles de la partie faites en 2023

Article du Jeudi 15 juin

Ca y est, je suis sur mon Tour de France vélo mode randonneur.

Tenir un blog n'est trop mon truc, ayant plutôt l'habitude de faire mes projets solos avec le minimum de comm avant et pendant mais me lâchant après. Vous m'avez convaincu de vous tenir informer et de communiquer avec vous au fil de la réalisation.

Là je démarre, je ne manquerais de compléter pour répondre à vos interrogations (c'est quoi ce projet, comment je l'interprète, comment je le réalise, ...)

A ce jour j'en suis à la fin de la 2e journée et j'ai atteint Audincourt (c'est garanti vous ferez de la géo) et j'ai parcouru 110 et 137 kms.

Quelques photos :

Le départ de Kilstett le 14 juin (Merci Bill)
Avec une belle escorte des copains cyclo du club (photo à venir, re-merci Bill)

Le passage au Haut-Koenigsbourg le 14 juin : rencontre de Raphael, un autre participant au Tour de France cyclo, allemand parti de Trèves et allant jusqu'à Bâle en 1 jour (c'est une autre dimension, mais c'est un jeune que je ne reverrais plus)

Passage à Delle : marque la sortie de l'Alsace et l'entrée en France 😉

A partir de demain, les choses sérieuses démarrent avec le Jura et les Alpes au programme : il y en a pour 10 jours si tout va comme prévu.

C'est tout aujourd'hui !

Article du lundi 10 juin

Je reviens sur les 2 premiers jours

Le mercredi 14

Tout d'abord, un grand hommage aux copains du CCK qui m'ont escorté jusqu'à Plobsheim.

Une belle découverte, du moins me concernant, la traversée (avec un arrêt) de Bergheim reconnu comme village préféré d'une célèbre émission. J'ai avancé mon étape à Colmar afin de récupérer des pièces auprès d'un vélociste. J'en ai profité pour me libérer de la tente et du sac de couchage (trop encombrant pour un usage aléatoire) auprès de Tintin (les initiés reconnaitront).

Le jeudi 15

Quelle galère que de traverser l'Alsace quand on a soif et faim : les restos et les commerces alimentaires ouverts se font rares dans nos villages !!

Les jours suivants

Vendredi 16 : de Audincourt à Chaux-Neuves

On reconnaît la France : d'avantage de terrasses et de petit commerces 😉
Une étape test en termes de dénivelé et de distance : une belle montée sur le plateau du Jura depuis Saint-Hyppolite suivi de petites routes et de beaux paysages.
Une découverte : une voie verte sur une ancienne voie ferrée entre Morteau et Pontarlier.
Une rencontre : alors que j'étais sur une terrasse d'un salon de thé (Hé oui) à Mouthe peu avant la fin de l'étape, un homme passe à vélo, s'arrête brutalement et cours vers mon vélo : "Vous faites le Tour de France, j'ai vu la plaque?", "Oui, vous me paraissez être un connaisseur", "Oui, je l'ai fait il y a quelques années", s'en suit un échange passionné et interminable entre connaisseurs.
Expérience insolite pour l'étape : hébergement seul dans le dortoir d'un gite. J'y ai été en contact avec des belges : discussion démarrant sur la bière des trappistes et terminant par de vrais histoires belges. Soirée ayant pu virer en guet-à-pent vu la descente des collègues.
Déjeuner sur l'herbe avec vue sur le Haut-Jura. Au menu : sandwich et boisson énergétique ! Et dire qu'il y en a qui se contente de pieds sous la table, menu et terrasse ombragée 

Samedi 17 : de Chaux-Neuves à Saint-Cergues

Journée tranquille avec la montée du Col de la Faucille par Les Rousses. Plongée vers Genève, Annemasse et hébergement.

A Genève : Une fuite sur le lac ? Est-ce là qu'ils le remplissent ? Ou, non, est-ce juste pour le fun ?

Dimanche 18 : de Saint-Cergues à Albertville (ça c'est facile à placer)

Journée somme toute assez complète : Col de Saxel, traversée du Chablais par Taninges et Cluses, pause midi dans un des très rares restos ouverts à Sallanches (on est dimanche tout de même), montée sur Combloux et Megève avec une sublime vue sur le Mont-Blanc, descente infernale par Flumet et Ugine en partie sous la pluie.

En fin de journée, un hébergement dans une très belle chambre d'hôte.

Autour du Mont-Blanc

Lundi 19 : de Albertville à Sainte-Marie-de-Cuines

Etape répertoriée comme étant la plus dure avec l'ascension redoutable du coté nord du Col de la Madeleine : démarre avec 3km à 11%, se termine avec 5km à 10% et le reste avec un modeste 7%, le tout sur 26km. MAIS quels paysages sublimes à 360° une fois au sommet.

UNE 1ère belle rencontre : un jeune couple avec des vélos-sacoches. Des compagnons de galères qui s'avèrent être néozélandais et qui parcourent la France sur 3 semaines.

UNE 2e rencontre : un groupe qui me suivait et qui marque une pause au même endroit. Un accent familier... des alsaciens. S'en suit une autre discussion à ne plus en finir.

Sans commentaires

Article du dimanche 25 juin

Du mardi 20 juin à ce jour

La grande traversée des Alpes avec un col de légende chaque jour

Ceci se vit et ne peut pas vraiment se raconter et se photographier, alors des impressions et du vécu en vrac:

  • 1ère grande action ce mardi en arrivant à St-Jean-de-Maurienne et avant d'attaquer le Col du Télégraphe : me débarrasser de choses inutiles, encombrantes et lourdes. Un colis en partance du domicile. L'effet est certain sur le comportement de la remorque mais pour une réelle incidence sur le poids à trimbaler, il faudra faire un effort autre que sur le matériel 😁
  • J'ai croisé à nouveau mon jeune couple de néo-zélandais au départ de Valloire vers le Galibier le mercredi. Echange de politesses en plein effort : peut-être que nous nous verrons au Lautaret. Au Lautaret, je les ai effectivement entrevu mais à l'écart assis dans l'herbe => laissons-les vivre leur vie.
  • Depuis ce lundi dans la Madeleine jusqu'à l'Izoard le jeudi, je croise, dépasse et me fais dépasser par un flux important de cyclistes, de motos et autres super-cars et voire même un défilé de Vespa.
  • Il s'avère qu'en cette fin de semaine se déroule une grande classique des cyclosportives : la Marmotte. Ceci explique l'état d'esprit d'une partie de ces cyclistes pour qui croiser un vélo avec une remorque dans un col ne cadre pas forcément : j'ai eu souvent du mal à extirper un "bonjour". Mais dans ce flot il y avait aussi des compagnons de galère qui traversent les Alpes également en autonomie comme ce couple d'anglais avec lesquels j'ai pu échanger au Galibier.
  • Depuis une affaire portée au tribunal par des motards envers un membre du club, j'avais des préjugés sur ceux-ci. Il faut reconnaitre que les croiser sur les terrasses ou dans les hébergements sans leur casque, donne une autre dimension : on peut presque dire qu'on partage la même notion de découverte et de voyage.
  • J'ai plus de mal avec les super-cars. Avec des milliers de fois plus de chevaux que je ne peux transmettre à ma monture, nous ne sommes pas dans la même dimension. Les voir en groupe mais seuls dans leur voiture me fait m'interroger. Ne parlons même pas d'écoresponsabilité, car bonjour l'air pur des montagnes.
  • Traverser l'Oisans et les Ecrins gratifie bien sûr de merveilleux paysages et pour ne citer qu'un seul : cette vue sur la Meije depuis le Galibier vers le Lautaret.  Mais c'est presque du tourisme de masse tellement c'est fréquenté et parcouru en toutes saisons.
  • Après l'Izoard, voilà le Queyras, l'Ubaye et autre Mercantour avec ses belles vallées impressionnantes de la Tinée et de la Vésubie, entre autres. C'est plus intimiste, moins fréquenté mais largement dépaysant et où on a envie de se poser.
  • Sur le plan du tourisme : de nombreuses fortifications depuis Briançon qui datent autant de Louis XIV, des deux Napoléons et d'un autre Maginot. Une mention plus intimiste est celle de l'allée des mexicains à Jausiers et surtout à Barcelonnette : une série de villas qui datent d'une période de migration d'autochtones vers le Mexique et qui ont maintenu les liens avec leur terre natale.
  • Ce soir étape à Saint-Martin-de-Vésubie : très belle petite cité, très vivante mais terriblement meurtrie par un événement orageux destructeur en octobre 2020.
  • J'ai bouclé toutes mes réservations d'hébergements jusqu'à la dernière journée du mercredi 5 juillet. Il y a un peu de tout mais de grosses difficultés notamment sur l'étape de demain que j'ai dû rallonger malgré un dernier grand col dans les Alpes. La fin des Alpes sera Nice et la Promenade des Anglais prévue dans l'après-midi de ce lundi 26 juin.
  • La météo : quelques frayeurs. Dans la montée du Galibier, un crachin avec un gros coup de vent qui a failli me faire tomber. Dans le Queyras après la descente de l'Izoard, un orage annoncé mais j'ai pu me réfugier sous un surplomb rocheux. A part ceci, le grand beau et cela devrait encore durer au moins les 3 prochains jours. Au fait, je constate que vous crevez de chaud en Alsace alors que je me contente d'un bon 25°C moyen (jusqu'à présent mais ça va changer avec l'arrivée sur la côte méditerranéenne)
  • Pas de mal aux jambes, ni de fatigue => mon alimentation doit être adaptée ainsi que ma gestion du repos et de l'effort.

Quelques photos

La descente du Galibier avec la vue sur la Meije

Les impressionnantes Combes du Queyras (l'orage approchant au fond)

La folle descente depuis La Bonnette dans la vallée du Tinée
(cette photo je l'ai déjà faite il y a 25 ans !!)

Saint Martin de Vésubie

Article du jeudi 29 juin

Du Lundi 26 juin à ce jour

Lundi 26 : derniers cols dans les Alpes, mais quelle journée

D'abord la plus dure avec près de 1700 m de D+ sur 121 km : dû à un problème d'hébergement difficile à trouver plus tôt. 
Ensuite quelles émotions : 
  • La sortie de la vallée de la Vésubie avec ses nombreuses séquelles encore visibles de la catastrophe d'octobre 2020
  • Ah ces vallées du Mercantour : très pentues et avec des gorges sans fond visible, et des routes qui s'accrochent à ces pentes.
  • au Turini, retrouvaille avec mon couple d'anglais du Galibier : ils sont éprouvés et terminent leur périple par Sospel et Nice.
  • Quelle descente du Turini et surtout le passage entre Peira-Cava et Luceram : des routes étroites et des virages serrés et collés on ne sait comment sur ces pentes raides. Une expérience intense qui a demandé une bonne expertise technique et qui a sollicité homme et machine.
  • D'une façon ou d'une autre j'ai dû relier La Turbie. Merci au logiciel de carto avec lequel je me suis retrouvé sur une de ces petites routes très peu fréquentées de l'arrière-pays niçois où on imagine de nombreux repaires et cachettes pour fuir le tumulte de la côte.
  • Enfin La Turbie : belle ville en hauteur de Monaco qui offre la première vue sur la mer et scelle la fin des Alpes et le début de la Riviera. Depuis samedi dernier je suis déjà en Provence mais là ce sont de bonnes senteurs qui m'accueillent : çà ce n'est que pour moi, pas reproductible par écrit.
  • Pas de photos à Nice, ni le long de la côte car pas le temps (RDV chez l'hébergeur), trop de monde, une piste cyclable encombrée et surtout deux cyclos qui me coupent le vent à une bonne allure.
Bollène dans l'ascension du Turini

Mardi 27 : de la Riviera vers Les Maures

Début d'une série d'étapes que je caractérise de transition avant l'entrée dans les Pyrénées : de - en - de dénivelé, histoire de se refaire une petite santé.
En fait cette journée ne fût pas de tout repos : plus de grands cols durs mais une succession de montées plus modestes sous une très forte chaleur. Décidément la côte ne m'inspire pas trop, j'ai trouvé mon plaisir sur les routes tranquilles dans l'Esterel puis après Ste-Maxime dans le massif des Maures. Un brin d'émotion lors du passage à une stèle en hommage de pompiers décédés lors des grands feux de forêts en 2003. Un beau final à Collobrières : petite ville sympa qui fleure bon la Provence comme on la connaît dans les romans et les films avec son artère principale ornée de platanes où on devine que c'est là que la vie se passe et à l'extérieur.
Collobrières

Mercredi 28 : la Sainte-Baume

Encore un massif à traverser avec son lot de belles images et de routes tranquilles, puis on s'approche des grandes cités avec un slalom afin d'éviter des grands axes. Etape à Bouc-Bel-Air, parce qu'il n'y avait pas vraiment d'autres solutions.
Depuis hier, moins de cyclos rencontrés mais de plus en plus sympas et interpellés par l'attelage.
La Sainte-Baume

Jeudi 29 : le delta du Rhône

Encore un colis renvoyé à la maison ce matin avec des choses encombrantes, inutiles (ce sera à voir), lourdes (pas vraiment) : stabilise davantage l'attelage.
Fini les côtes (pour le moment), juste quelques bosses pour couper la monotonie. Alternance entre grands axes et petites routes qui traversent ces villages typiques avec les platanes et leur centre de vie (prétexte à des pauses). Cà fait cliché mais quel bonheur de voir les personnes se concentrer vers 15h vers le centre avec une petite sacoche qui renferme sûrement les boules pour taquiner le cochonnet. Un autre symbole : la traversée du Rhône entre Tarascon et Beaucaire.
Aqueduc de Roquefavour

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Prochaines étapes : Sète, Narbonne, Prades et 3 jours dans les Pyrénées. De grosses chaleurs ces derniers jours mais de gros orages annoncés : faudra gérer et subir quelques averses les prochains jours.

Article du dimanche 2 juillet

Du vendredi 30 juin à ce jour

Le long de la côte à travers étangs et marais

Parce que c'est une unité en soi, là aussi des commentaires en vrac:
  • Ce sont des noms évocateurs qui sont au menu : la Camargue, le Languedoc, le Roussillon, les Corbières mais aussi les occitans et les catalans. 
  • D'abord à Beaucaire j'ai quitté la Provence. Ceci serait incomplet sans évoquer les vins de ce pays. A Collobrières, capitale des Maures et autoproclamée selon les panneaux comme haut-lieu des vins de Provence, je me suis laissé tenter et j'ai pu y gouter et bien sûr en compagnie de Mme Maude Errasion.
  • A Beaucaire encore, un gros orage est passé durant la nuit et a rafraichi l'atmosphère.
  • Moi qui craignais de souffrir de la chaleur dans cette partie, j'ai subi la pluie sur les matinées du vendredi et du samedi. Si la pluie mouille elle a aussi comme particularité de rafraîchir.
  • Le vent est une autre composante de cette région, surtout la tramontane. Avec des rafales à 70 km/h, il est mieux de l'avoir dans le dos : ce qui ne fût le cas que sur la moitié des parcours. Il fallait bien agripper le cintre par les cocottes car à un moment ce vent m'a fait décoller la roue avant. Pris de face, j'ai eu du mal à tenir un 12 km/h par moment. Des cyclos m'en avaient déjà parlé, mais quand on le subit on se rappelle leurs propos sous-estimés.
  • Une autre caractéristique de cette région est qu'entre montagne, mer, marais et étangs, la nature laisse peu de place aux infrastructures routières. J'ai fait le choix dans mes traces de privilégier autant que possible les petites routes. Ceux qui ont fait le Canal de Midi connaissent ces petites routes. J'ai eu droit à mon lot d'interprétation de tous genres de l'aménagement des itinéraires cyclables : entre piste récente du top comme la voie verte entre Barcarès et Rivesaltes et le terrain plutôt VTT le long du Canal de la Robine entre Narbonne et Port-la-Nouvelle. Ce secteur m'a d'ailleurs entrainé sur un écart où non seulement j'ai eu du mal à rejoindre ma trace originale mais m'a également fait dériver vers Gruissan, autant dire une impasse et un bon 15 km en plus.
  • De belles surprises et découvertes : Aigues-Mortes, Grau-du-Roi, Sète (plein de vie), Béziers et Narbonne (pas inintéressant), Saint-Chinian (une AOP regroupant 20 communes encaissées dans une vallée), Leucate et Barcarès, Rivesaltes (ville natale de Joffre et d'un muscat réputé), la ribambelle de communes catalanes jusqu'à Prades, enfin ce terrain particulier entre marais, mer et étangs.
  • Moins de cyclistes rencontrés si ce n'est quelques locaux mais aussi des voyageurs car nous sommes à la croisée des EV8 et EV17 mais aussi de la ViaRhona.
A partir de demain c'est le début des Pyrénées avec les 3 dernières étapes.

Des photos

La croisée des eaux

Sète

Béziers

Saint-Chinian

Une variante piste cyclable (et ce n'est pas le pire passage)

Un village catalan (le clocher)

Article du lundi 03 au mercredi 05 juillet

Un dernier article qui évoluera sur les 3 derniers jours avec un dénominateur commun : les Pyrénées

Lundi 03 : la montée vers la Cerdagne

Un fil conducteur de la journée : la Nationale 116 qui va de Perpignan à Andorre sur une montée continue d'environ 100 km. J'ai fait les 60 les plus faciles la veille jusqu'à Prades. 
Au départ de Prades, restait une bonne quarantaine jusqu'à Mont-Louis / Col de la Perche à environ 1600m d'altitude. Un pourcentage moyen correct mais tout de même avec de bons km aux environs de 8%.
La N116 fût quasiment incontournable dans mon parcours : passage aux points de contrôle oblige. J'ai trouvé quelques variantes en parallèle mais aller plus loin aurait supposé se prendre une ribambelle de petits cols de part et d'autre.
Une circulation donc très présente mais gérable. Mais quels paysages traversés sans oublier des cités comme Villefranche-de-Conflent, Olette, Mont-Louis dont certaines sont classées parmi les plus beaux villages de France.
C'est une vallée large qui s'étend en longueur et gratifie ainsi de beaux points de vue. C'est pourtant au sommet que s'étendent de belles vallées qui se terminent sur la dénommée Cerdagne entourée de Font-Romeu, Andorre un peu plus loin, Llivia une belle enclave espagnole mais également Puigcerdá (en Espagne) que je n'ai malheureusement pu visiter qu'en fin de journée à cause d'un gros orage.
Une constante : nous sommes en pays catalan et ils ne manquent pas de mettre en évidence leur référence culturelle. Je ne vous cacherais pas que Les Pyrénées sont mon massif préféré en France : peut-être parce qu'il est un peu trop loin pour y aller en WE mais surtout c'est son coté plus sauvage qui m'interpelle à l'image de leurs habitants.

Mardi 04 : vers l'Ariège

Au programme : 25 km d'ascension pour passer de 1200 à 1900 m d'altitude (cool), puis 50 km de descente (encore + cool) et une quinzaine en faux-plat montant jusqu'à l'hébergement (à défaut : un chalet dans un camping).
L'incruste du jour : la météo. Les prévisions du matin ne sont pas très positives : des passages orageux ici et là. Mon inquiétude étant de se prendre une grosse averse vers le sommet car là on est loin de la rigolade. Au final, un grand beau sur la montée et deux orages en début d'après-midi que j'ai pu gérer en m'abritant à temps.
Tout comme la N116 les jours précédents ce fût encore une nationale qui a été l'épine dorsale du parcours, c-à-d la N20 qui relie Toulouse et Foix à Andorre. Quel trafic à partir de l'Hospitalet : je préfère la faire en descente que de devoir la faire en montée. C'est fou ce qu'une zone franche attire comme monde.
Mais toujours un panorama prodigieux avec ce coup-ci le Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises. On passe Ax-les-Thermes et avant Tarascon à gauche dans une belle vallée tranquille et typique vers Vicdessos-Auzat.
Un hébergement atypique : un chalet studio (1 personne) dans un camping. Vu la météo, là j'ai eu du flair d'opter pour la version hébergement en dur au lieu de la tente (que j'ai laissé à Colmar). Le seul hic : je devrais zapper le petit-déj car avec un départ matinal il n'y a pas de solution. Dommage, car c'est un coin sympa.
Jusqu'à ce jour j'ai pu suivre mon plan de marche, me reste encore une journée qui s'annonce terrible tout de suite à froid : une douzaine de km d'ascension à 8% de moyenne et ensuite presque en roue libre sur une centaine de borne jusqu'à St-Gaudens.
Quasiment au sommet du Puymorens :
C'est toujours aussi classe de regarder en arrière et de se dire p... j'ai fait tout ça !

Mercredi 05 : Port de Lers et vallée du Salat

Journée assez chargée mais un impératif : être à St-Gaudens avant 16h. Donc départ à 7h00 à jeun car pas de petit-déj au camping ni de boulangerie à cette heure : ce sera régime barres céréales et boisson énergétique. Challenge particulier car la journée démarre très fort avec un cumul de 15 km d'ascension (11 + 4) à 8% de moyenne. C'est le type de cols pyrénéens qu'on redoute : ils sont en marge des grands axes pour desservir des vallées ou des stations, s'ils sont petits ce n'est que par leur renommée car ils sont souvent grands par leur exigence à qui veut les gravir.
Autre paramètre comme les derniers jours : la météo. Finalement, les ascensions se feront dans le brouillard sous une belle fraicheur, la fin sera plus ensoleillée avec une petite menace au loin.
Depuis que je suis dans les Pyrénées et en-dehors des grands axes on se retrouve souvent seul et longtemps, les seules rencontres sont des locaux et des randonneurs passionnés. Il faut dire qu'un autre TdF, plus médiatique, se joue au même moment à l'autre bout des Pyrénées.
Le Lac de Lers est dans une petite vallée entourée des deux cols : le Port de Lers et le Col Agnès. C'est assez sauvage avec des rencontres typiques des Pyrénées : des vaches sur la route (avec leur bouse qui se colle aux roues), pas d'ours par contre 😄
Descente raide et intense vers Aulus-les-Bains, station thermale qui a déjà connu de jours meilleurs. Suit la longue descente dans la vallée du Salat (des initiés feront le lien avec une SF à Mazères-sur-Salat) et toujours ces paysages particuliers à l'Ariège.
Sentiment de soulagement depuis le Col Agnès et finalement j'arrive bien à l'heure à St-Gaudens. Désormais retour à la maison et retour à des activités plus primaires : remplir le frigo, tondre la pelouse, ... 😉
Dans la vallée du Salat : St-Lizier

... La suite, l'année prochaine en principe.

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